28.11.2017

État des lieux de l’utilisation des technologies de l’information par les asbl

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En février-mars 2017 SOCIALware a mené une enquête pour avoir une meilleure idée de l’utilisation du numérique par les associations et comprendre leurs principales priorités, intentions et difficultés. Les résultats de cette étude alimenteront nos futures actions et devraient permettre aux associations de se situer elles-mêmes. 

 


L’étude couvre 5 domaines :

Ci-dessous, quelques éléments intéressants issus de l’étude :

1044 associations ont répondu à l’enquête


Celles-ci nous semblent constituer un échantillon représentatif des associations que nous servons et du secteur associatif actif dans le domaine social au sens large.
Ces associations forment un groupe très hybride en termes de secteur, taille et moyens, mais également d'appréhension ou d'adoption des outils numériques.


La répartition ci-dessous sera utilisée pour affiner les résultats de l’étude en fonction de la taille des associations répondantes, exprimée en ETP (Equivalents Temps Plein)





45%
(23% + 22%) des répondants sont de petites associations occupant moins de 5 ETP
(dans ce groupe, 23% n’ont aucun personnel).

Les associations moyennes représentent 42% de la population interrogée.

13%
sont de grandes associations (parmi celles-ci 4 emploient plus de 500 ETP)

 

 

 

 

Gouvernance informatique


Moyens humains





Ce graphique montre la proportion relative des différents intervenants (personnel propre, prestataires externes, volontaires) dans la gestion informatique en fonction de la taille de l’association.

De plus, l’étude nous apprend que :
40% sont totalement tributaires d’expertise externe, dont 19% de volontaires exclusivement.
Seules 5% disposent de plus de 2 ETP entièrement dédiés.

 





Moyens financiers

Les répondants consacrent en moyenne 1,8% de leur budget opérationnel aux dépenses informatiques, hors coûts salariaux.

Les petites organisations y consacrent proportionnellement plus de moyens. 

 

 

 

 

Le hardware, poste principal, absorbe 1/3 du budget informatique. 

Si malgré une utilisation déjà bien répandue du cloud par les asbl, les frais d’abonnements cloud ne représentent que 8% des dépenses totales en technologie, cela s’explique par un recours fréquent à des solutions gratuites prévues pour des individus ou aux solutions à faible prix accessibles par SOCIALware.

 




Quelques aspects stratégiques

  • 7% des associations, toutes tailles confondues, considèrent que leur situation informatique est un obstacle à leur fonctionnement.
  • 11%, toutes tailles confondues, se voient comme réellement innovantes.
  • Entre ces deux extrémités, plus l’association est grande, plus son informatique offre confort et efficacité au personnel et aux bénéficiaires.





La grande majorité des répondants respectent les principes de base de sécurité et continuité, en faisant des sauvegardes systématiques.

Mais nettement moins nombreux sont ceux qui se protègent intégralement contre des pertes, violations ou intrusions, par la mise à jour de logiciels, backups externes et exercices de restauration de données.

 

 

 

 

  • Près de 40% des répondants se déclarent préoccupés par le manque de sensibilisation de leur C.A. au rôle de la technologie.
  • 56% estiment que le personnel et les volontaires ne sont pas suffisamment conscients des risques de fuite ou de perte de données ainsi quaux aspects relatifs à la vie privée. Il s’agit là d’un point d’attention pour l’application de la RGPD (nouveau règlement sur la protection des données privées).


Environnement technologique







Plus une association est petite, plus elle utilise d’appareils mobiles.


Pour une moyenne de 25 PC lui appartenant, une association utilise également 15 ordinateurs externes pour soutenir son fonctionnement.
Ce sont surtout les organisations plus petites qui appliquent le principe «Bring Your Own Device».


 

 

 

 

 

  • Tant pour les systèmes d’exploitation que pour les suites bureautiques, Microsoft est largement dominant avec plus de 85% de parts de marché.
  • Présent sur 43% du parc informatique total des répondants, Windows 10 est le système d’exploitation le plus largement répandu.
  • 9% du parc des PC des répondants sont des systèmes Mac.
  • Seul 4% du parc global fonctionne en open source.






Le secteur sports et loisirs a le moins souvent recours à des serveurs.
Dans le secteur de la santé, la grande majorité des organisations préfèrent utiliser des serveurs situés dans leurs locaux que dans le cloud.











Les petites associations sont les plus grandes utilisatrices du cloud.

Les principales réserves vis-à-vis du cloud sont les doutes sur la sécurité et la confidentialité des données, ainsi que le manque d’expertise ou de temps. 

 



Gestion des bénéficiaires, membres et donateurs

  • Pour près d’une association sur deux les outils bureautiques classiques (MS Office, G-Suite) sont le meilleur allié, tant pour la gestion des contacts que pour l’appui du service aux bénéficiaires.
  • Moins de 10% des répondants ont recours à un outil spécialisé type CRM (‘Customer Relationship Management’)
  • 29% utilisent une ou plusieurs solutions métier spécialisées pour la gestion de leur bénéficiaires
  • Un peu plus d’une association sur cinq dispose d’une vue unique de ses bénéficiaires et utilise ces données pour prendre des décisions informées


Présence en ligne et communication digitale


93%
des répondants ont leur propre site web. Celui-ci est utilisé essentiellement à des fins purement informatives plutôt que pour faciliter des interactions en ligne avec les adhérents et le public.

 

 

 

 


Un peu plus de la moitié
des répondants tentent d’influencer activement la visibilité de leur site.

En creusant les techniques de référencement pratiquées, on apprend que:

36 % appliquent des techniques de SEO (Search Engine Optimalisation)

23 % utilisent des outils d’analyse de fréquentation du site

14% appliquent des techniques de SEA (Search Engine Advertising), telles que Google AdGrants

 

 

 

74% des répondants envoient régulièrement des newsletters électroniques. Pour ce faire, Mailchimp est l’outil le plus répandu, mais 30% des répondants n’envoient pas leurs newsletters par un outil email marketing approprié.



Près de 80% des répondants sont présents sur les réseaux sociaux, principalement pour : 

  • Présenter leurs actions et évènements
  • Faire de la mobilisation générale pour leur cause
  • Communiquer avec leurs membres, bénévoles et bénéficiaires

Moins pour récolter des fonds.

 

 

 

Défis, besoins et priorités

  • Pour plus de la moitié des répondants, le manque de moyens financiers, de temps et de savoir-faire demeure le principal obstacle à une appropriation optimale du numérique.
  • Près de la moitié peine à maîtriser la complexité de la technologie, le rythme auquel elle évolue et à comprendre comment en récolter les bénéfices pour l’association. 


Bien que les associations soient déjà présentes en ligne, leur priorité principale concerne l’amélioration de leur site web et une meilleure exploitation des réseaux sociaux.

De nombreuses associations demandent d’avoir accès à plus d’offres de logiciels et surtout un accès abordable à l’équipement.

Elles demandent une information claire, honnête et comparative, en formation, en assistance au choix et la mise en oeuvre de solutions.

Enfin, les répondants expriment également un important besoin d’information sur la sécurité informatique et la protection des données. 



Les informations ci-dessus sont des extraits du rapport détaillé qui reprend les toutes les réponses à la quarantaine de questions posées dans l'enquête, ainsi que des analyses croisées et quelques conclusions.